Zimbabwe : un sous-quartier de Port-Bouet, a Abidjan, qui porte le nom d'un pays. En juin 2026, les bulldozers l'ont rase.
Un habitant traverse le champ de décombres, la ville à l'horizon.
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L'ampleur de la démolition : une silhouette seule face à la lagune.
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Des pirogues de la lagune, échouées au milieu des ruines des maisons.
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Une femme récupère cuvettes et affaires dans les décombres.
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Deux hommes hissent un sac sauvé sur une charrette, un pneu en amorce.
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Un homme juché sur un van chargé de tout ce qu'il a pu sauver.
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Des habitants debout, ensemble, dans ce qui reste de leur quartier.
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Un jeune homme jongle avec un ballon au milieu des décombres.
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Des enfants dans les ruines ; la vie refuse de s'arrêter.
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Une cuisine de fortune surgit des gravats ; on prépare un repas.
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Portrait rapproché, regard direct, les gravats en fond.
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Trois jeunes femmes assises, un sourire qui ne demande rien.
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Neuf jeunes du quartier, épaule contre épaule, devant ce qui reste des maisons.
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Quatre amis, bras dessus bras dessous, un sweat qui dit « Happiness ».
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Un petit vélo, écrasé, au milieu des tôles.
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Un habitant brandit deux papiers vers le ciel, entre rire et défi.
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Un adolescent assis sur un parpaing, au milieu des filets de chantier orange.
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Un jeune lave un pare-brise en pleine circulation.
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Selfie et rires au milieu des voitures.
KA·OUn quartier rase, et malgre tout, des gens qui restent debout.
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